Ils tournent en silence, de jour comme de nuit, tout au long de l’année. Quatre radars rotatifs sont installés sur le site de Genève Aéroport. Ils balaient le ciel et le sol à 360 degrés pour détecter et suivre en temps réel la position des avions. Propriété de Skyguide, ces équipements sont des outils essentiels pour les contrôleurs aériens. Surtout quand le brouillard envahit la piste.
Genève Aéroport combine, comme la plupart des grands aéroports, deux systèmes radars différents : des radars de surface pour surveiller les mouvements au sol et des radars de surveillance d’approche pour suivre les avions dans le ciel.
Deux radars pour contrôler le tarmac
Les radars de surface (SMR pour Surface Movement Radar) détectent les déplacements au sol à Genève Aéroport : sur la piste, les voies de circulation (taxiways) et le tarmac.
Ces appareils sont composés de deux systèmes :
- un radar secondaire : il communique et interroge directement les transpondeurs embarqués dans les avions. Ces boitiers permettent de transmettre des données telles que l’identification de l’appareil ou son altitude.
- un radar primaire : il envoie des ondes qui se réfléchissent sur les objets métalliques. Il peut ainsi repérer un élément en mouvement, sans toutefois déterminer à lui seul s’il s’agit d’un avion, d’un véhicule aéroportuaire ou d’un engin de chantier. On parle de radar primaire non coopératif.
Les radars de surface sont particulièrement utiles aux contrôleurs de la tour AMS, chargés de la gestion du trafic au sol à l’aéroport.
« En plein hiver, il n’est pas rare que le brouillard nous empêche d’avoir de la visibilité. Quand on ne voit plus rien dehors, les radars sont nos yeux sur le tarmac. Ils nous indiquent avec précision l’emplacement de chaque appareil », explique Paul-Louis Porteron, Chef service gestion des aires de trafic.
Il y en a deux à l’aéroport. Le premier radar, appelé SMR1, est installé au-dessus de la tour AMS.

Le second, le SMR2, se trouve dans la partie nord-ouest de la plateforme. Leur positionnement permet de couvrir les différentes zones de l’aéroport et de limiter les secteurs qui pourraient être masqués par les bâtiments ou les avions stationnés.

Deux radars pour contrôler le ciel
Les radars de surveillance d’approche (ASR) balaient le ciel dans un rayon d’environ 50 à 100 km pour suivre les avions en phase d’approche, d’atterrissage et de décollage. Ils permettent d’exploiter les informations transmises par les transpondeurs embarqués à bord des avions.
Ces données sont utilisées par les contrôleurs de Skyguide, responsables du trafic sur la piste et dans l’espace aérien autour de l’aéroport. Elles complètent les informations fournies par les radars de surface à la tour AMS.
A Genève Aéroport, ces deux radars dits « secondaires coopératifs » se trouvent au nord de la plateforme, en face du terminal.

Ces quatre radars s’intègrent dans un réseau de surveillance plus vaste, utilisé par Skyguide pour assurer le suivi du trafic aérien sur l’ensemble du territoire suisse.
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