En seulement deux ans, le nombre de décollages après 22 heures a diminué de plus de 50% sur la piste de Genève Aéroport. Une avancée majeure pour les riverains en terme de nuisances sonores, rendue possible grâce à un système innovant de quotas accompagné de redevances fortement dissuasives.


Responsabiliser les compagnies

Voici comment fonctionne le dispositif : les compagnies aériennes ayant des vols planifiés en soirée disposent d’un nombre limité de points. Chaque décollage effectué en retard après 22 heures entraîne une déduction de crédits. Une fois les quotas épuisés, les décollages nocturnes sont soumis au paiement d’une redevance aéroportuaire :

  • Vols européens : entre 5’000 et 20’000 francs
  • Vols intercontinentaux : entre 10’000 et 40’000 francs

En savoir plus : Des quotas bruit pour limiter les vols nocturnes

Un déploiement progressif et des résultats concrets

Ce système a été introduit en phase test en 2024. Résultat : une baisse de 36,2 % des décollages après 22 heures dès la première année.
En 2025, sa mise en œuvre officielle a permis d’aller encore plus loin, avec une réduction supplémentaire de 24,6 %.

>>> En deux ans, le nombre de décollages après 22 heures a été réduit de plus de 50%.

Limiter le bruit pour les riverains

Ce programme constitue un levier efficace pour diminuer les nuisances sonores, en particulier dans les communes situées à proximité de l’aéroport.
Il s’inscrit dans un objectif plus large que nous nous sommes fixés : réduire de 20 % l’empreinte sonore du trafic aérien (en surface exposée) d’ici 2030.


En savoir plus : Limiter notre empreinte sonore

ANNE-ELISABETH CELTON