Durant quatre ans, un vaste chantier a été mené sur l’ensemble de la plateforme pour repenser en profondeur nos systèmes énergétiques. Résultat : des systèmes thermiques dits « intelligents », un tout nouveau réseau de froid et un réseau de chaleur entièrement modernisé et étendu.

Derrière cette transformation, un levier clé : la production de chaleur. C’est l’un des leviers majeurs pour atteindre l’objectif Net Zero d’ici 2037 sur nos émissions directes (scopes 1 et 2). Une ambition qui ne date pas d’hier : dès 2016, nous avons intégré le programme Exemplarité Énergie et Climat de la Confédération pour sortir progressivement des énergies fossiles.

Tourner la page du mazout

Historiquement, la totalité de notre chauffage reposait sur une centrale de quatre chaudières à mazout, fortement émettrice de gaz à effets de serre. Décision a été prise de la remplacer progressivement par une solution moins polluante. 10 pompes à chaleur et 212 sondes géothermiques d’environ 110 mètres de profondeur ont été installées depuis 2019 sous les bâtiments de l’Aile Est et du plus récent Baggage Logistic Center.

Les résultats sont concrets : la consommation de combustibles fossiles pour le chauffage a baissé de 52% depuis 2019. « Au total, une économie de 3,8 GMh a été réalisée, soit l’équivalent de la consommation de chaleur de 380 ménages genevois », précise Patrick Corrand, Chef du service industriel et énergie.

Signe de l’efficacité de notre stratégie de décarbonation, nos émissions de CO2 ont diminué, malgré la hausse de 22% de nos surfaces chauffées depuis 2019 :

  • mise en service de l’Aile Est, 17’000m2
  • nouveau tri-bagages, 21’000m2

Prochaine étape: se chauffer avec l’eau du lac

La mise en service de GeniLac, prévue fin 2028, nous permettra de nous passer définitivement de notre centrale à mazout. Avec notre raccordement au réseau thermique renouvelable de SIG, nous pourrons chauffer et rafraîchir nos bâtiments grâce à l’eau du lac Léman.

En 2026, nous avons atteint – 60% d’émissions de CO2 directement sous notre contrôle (scopes 1 et 2) par rapport à 1990 et devrions atteindre -80% avant 2030.

Lire aussi: De la peinture blanche pour rafraîchir nos bâtiments

ANNE-ELISABETH CELTON